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Le test des préfectures :
La Commission juridique de la FFMC a sollicité certaines préfectures d’Ile en France en se présentant comme un moto club pour savoir s’il fallait déclarer une balade de 20 motards.
Les réponses sont édifiantes et confirment que la circulaire n’a rien changé au problème :
Paris : La personne dit d’envoyer un courrier pour les prévenir mais dès lors que l’on circule dans le flot de la circulation, cela ne pose apparemment pas de problème.
Seine Saint Denis : La personne était embarrassée. Elle hésitait entre le statut de randonnées et celui de concentration qu’elle semblait ne pas connaître. Selon elle, cette balade ne rentre dans « aucune case ». Elle conclut quand même qu’il nous faut déclarer notre balade.
Essonne : Selon cette préfecture, la balade est une randonnée mais aussi une concentration, donc il faut la déclarer auprès de la préfecture et des communes traversées.
Hauts de Seine : La personne dit de déclarer au préfet et aux maires des communes traversées.
Val d’Oise : La personne dit que ce n’est pas une concentration mais une randonnée. Il faut donc leur envoyer un courrier quelques semaines avant et avertir les maires par courtoisie.
Seine et Marne : Réponse claire : c’est une concentration soumise à déclaration.
Yvelines : L’ interlocuteur connaissait bien le texte. La réponse est claire. C’est une concentration. Il faut déclarer 2 mois avant. Elle confirme que l’ancien seuil de 20 motos n’est plus en vigueur et le déplore.
Malgré la circulaire, on constate que les préfectures se bornent à appliquer un critère quantitatif. A défaut de seuil minimum, toute balade de moins de 400 motos est soumise à déclaration, peu importe qu’il y ait des frais d’inscription ou non.
Laisser aux préfectures un tel pouvoir d’interprétation aboutit à créer des inégalités entre les usagers et les place dans une inacceptable insécurité juridique.
Action ? Réaction !
Pour mettre le gouvernement face à ses responsabilités, la FFMC appelle tous les motards à jouer le jeu de la déclaration et donc de déposer un dossier chaque semaine en préfecture.
Pour vous aider dans cette démarche, vous trouverez sur cette page, un dossier pré établi et une notice d’utilisation.
Quand les préfectures crouleront sous les paperasses, le gouvernement percevra enfin les aberrations de sa réglementation et reverra peut être sa copie.
DOSSIER DE DECLARATION D’UNE CONCENTRATION DE MOINS DE 400
VEHICULES TERRESTRES A MOTEUR A DEUX ROUES
La concentration, organisée par la FFMC ...., aura lieu le............ à .......... heures.
Elle partira de ............ et passera par .................... (joindre un plan de l’itinéraire)
La concentration prendra la forme d’une balade moto. Il y aura ........ accompagnateurs pour
...... participants.
Aucun spectateur n’est prévu.
Vous trouverez ci joint une attestation d’assurance couvrant notre responsabilité civile en tant
qu’organisateur de la concentration.
.......... ..............
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........................
........................
Préfecture de .................
.................................
.................................
..................................
Objet : déclaration d’une concentration de véhicules terrestres à moteur.
A l’attention de Monsieur le Préfet,
Monsieur,
Conformément au décret 2006-554 du 16 mai 2006 relatif aux concentrations et
manifestations organisées sur les voies ouvertes ou dans des lieux non ouverts à la circulation
publique et comportant la participation de véhicules terrestres à moteur, et à l’arrêté en date
du 7 août 2006, pris pour son application, vous trouverez ci joint une déclaration de
concentration de véhicules terrestres à moteur. En l’espèce, la concentration prendra la forme
d’une balade moto entre amis.
Vous souhaitant bonne réception, je vous prie d’agréer, Monsieur le Préfet, mes sincères
salutations.
Pour ..............................,
M. ............................,
Notice
La déclaration doit être déposée au moins 2 mois avant la date de l’événement en 3
exemplaires.
L’organisateur est débiteur envers les pouvoirs publics du coût de la mise en place du service
d’ordre.